25 février 2006
M6, OM-VA 1993, dimanche.
Dimanche soir sur M6. Retour sur l'affaire Eydelie, VA, OM et Tapie.
Nous ne nous faisons pas trop de doute sur la teneur de ce document. Un retour sur ce qu'il s'y est dit, ici même. Dans la nuit de dimanche à lundi.
Secrets d'actualité : Dernière diffusion le dimanche 26 février à 22h50.
14 février 2006
Gagner, l'enfance de Tapie.
Quelques lignes tirées du livre Gagner de Bernard Tapie publié en 1986, quelques orientations vers ce qui l'a poussé à devenir ce qu'il est.
Le décor qui a été celui de mon enfance ne mériterait pas trois lignes, tellement il était banal dans ces années de l'immédiat après-guerre. Je vous offre néanmoins une visite guidée des lieux, ne serait-ce que pour l'édification des jeunes générations. Imaginez un appartement de vingts mètres carrés à peine où nous logions à quatre, mes parents, mon frêre et moi. C'est dans les six mètres carrés de notre cuisine que ma mère préparait les repas, faisait la lessive et le repassage, cousait tous nos vêtements. C'est là que se déroulaient presque tous les actes de la vie quotidienne, notre pièce d'habitation ne contenant que lits, armoires et chaises. C'est là aussi que se trouvait notre unique point d'eau: le robinet de l'évier qui ne distillait que de l'eau froide. Bien entendu, pas de salle de bains. Pour connaître ce luxe j'ai dû attendre d'avoir dix-huit ans. Si j'ajoute que les toilettes, communes à tout l'immeuble, étaient au fond de la cour, vous aurez fait le tour du panorama. Mais je ne suis pas là pour faire pleurer Margot ou tomber dans je ne sais quel misérabilisme obscène ; ils sont encore bien suffisamment nombreux aujourd'hui, ceux qui recourent à cette recette quasiment infaillible.
pages 12 et 13.
En dix ou douze ans, le stade était devenu ma résidence secondaire. Je me trompe: ma résidence principale. J'y ai appris qu'un chef n'est pas seulement celui qui commande, mais surtout celui qui donne l'exemple. Il doit rendre les autres meilleurs et leur montrer ce qu'il faut faire. A charge pour lui de balayer les manques, les lacunes, d'être partout pour essayer de colmater les brèches et surtout de procurer une image valorisante à son équipe. J'en ai tiré un enseignement très précieux: on ne devient pas le meilleur en faisant cavalier seul. Le chef le vrai chef, n'est jamais le Caudillo, le führer ou le gauleiter, ou tout autre pantin sanglant et qui surgit de la fécondation in vitro de l'histoire avec le crime pour essayer de sauver le monde malgré celui-ci, et pour lequel la fin justifie n'importe quel moyen.
page 17.
C'est le fond du problème: la transmission des savoirs, la prestation qui change du tout au tout selon que vous êtes puissant ou misérable, mais cela est valable aussi bien ici qu'à Moscou. Il est évident que l'apparatchik breveté et autoproclamé de la nomenklatura soviétique n'est pas traité comme le fils du paysan de Bakou. Ma famille, les gens comme nous, qu'est-ce qu'ils étaient, sinon des chiffres dans une statistique, de la chair à canon et une bonne main-d'oeuvre dans les usines ? Le peuple est fait pour éxecuter, pour obéir, pour suivre, sans commentaire.
page 23.
Quand j'ai compris la domination de l'expert "qui sait", j'ai voulu moi-même en savoir d'avantage. Aujourd'hui, je ne prends jamais une affaire si je n'en sais pas autant que l'ingénieur qui est le spécialiste de la question.
Le savoir est une énergie de notre temps, le pétrole de notre conduite. On nous piège par le savoir: c'est la connaissance du garagiste par rapport à l'automobiliste qui n'entend rien au fonctionnement de sa voiture; c'est la compétence du médecin qui connaît votre corps tellement mieux que vous et sur lequel vous n'avez aucune prise, c'est l'autorité du professeur imbu de science, comment discuter l'une des assertions puisque, encore une fois, elle a dans nos têtes pratiquement force de loi ?
Aujourd'hui, que ce soit dans le domaine de la mode ou du sport, de l'alimentaire ou des piles alcalines, je tâche de faire en sorte que rien de ce qui appartient au domaine qu'englobe le groupe Bernard Tapie ne me soit étranger.
page 27.
Bernard Tapie, Gagner, Robert Laffont, 1986
13 février 2006
Les échos du 13 février 2006.
... et le PRG sollicite Jospin et Tapie [ 13/02/06 ]
Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a déclaré dans une interview au « Journal du dimanche » être prêt à soutenir une candidature de Lionel Jospin à la présidentielle en cas d'union de la gauche. Favorable à des primaires à l'italienne pour la désignation d'un candidat unique de l'opposition, le chef de file des radicaux de gauche rangerait bien son parti derrière l'ancien Premier ministre. Lionel Jospin « a dit qu'il prendrait sa décision à l'automne. Sa candidature peut faire partie des bonnes solutions. Je la soutiendrai », a-t-il indiqué. Répétant que l'union de la gauche est « la clef de la victoire » en 2007, il a toutefois précisé que si « un accord commun est impossible », le PRG présentera son propre candidat. « Christiane Taubira ou Bernard Tapie... pourquoi pas ? », a-t-il avancé, semblant préférer l'ancien président de l'OM. « Ses affaires judiciaires sont quasiment toutes réglées et à son avantage. Bernard Tapie jouit d'un capital électoral non négligeable, il est toujours resté en contact étroit avec le PRG » et est « à même de susciter une véritable dynamique », a expliqué Jean-Michel Baylet.
Source: Les échos
12 février 2006
Jean-Jacques Eydelie chez Fogiel.
Jean-Jacques Eydelie lorsqu'il n'est pas torse nu en train de courir avec une coupe d'Europe écrit des livres (oui, cela semble plutôt improbable...). Il faut dire qu'en tant qu'individu particulièrement limité il a été incapable de préparer sa reconversion après sa riche carrière footballistique. Nous vous le donnons en mille, Eydelie attaque dans son livre, un peu tout le monde et surtout.... Bernard Tapie.
Pour vendre son torchon "Je ne joue plus", Eydelie fait donc le cake sur le plateau de Marc-Olivier Fogiel, On Ne Peut Pas Plaire à Tout le monde. En guise de révélations, nous n'avons eût droit qu'à des rumeurs, des impressions et surtout des "on-dit" que d'autres anciens joueurs de l'OM ont dénoncés. Ça sent vraiment au mieux le besoin d'argent pour Eydelie, au pire la grosse manipulation vouée à l'échec.
Afin de proposer une version, voici ce que déclarait les avocats de Bernard Tapie le 24 Janvier 2006:
"Bernard Tapie a mis un point d'honneur à
alerter l'UEFA de la polémique lancée sur des rumeurs de dopage de son
équipe ... L'UEFA n'a pas manqué de
lui indiquer en retour que des contrôles antidopage avaient bien été
effectués à l'issue de la finale".
"Ces contrôles
ont tous été négatifs, démontrant bien en conséquence que le match
s'était déroulé régulièrement"
"Bernard Tapie rappelle que
la nature des actions intentées offre aux prévenus, dans les dix jours,
de faire la preuve de la vérité de ce qu'ils allèguent" et s'engage "à
rendre publique tous les éléments" produits par ses adversaires. "Il
s'engage à fournir alors les preuves formelles et absolues contraires
qui démontrent que cette opération a pour seul objectif de le
discréditer".
Source: Le Nouvel Observateur
11 février 2006
Bernard Castagnède porte parole du PRG, à propos de 2007
Les radicaux de gauche n'excluent pas de présenter un candidat en 2007, selon Bernard Castagnède
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AP | 10.02.06 | 11:43
PARIS (AP) -- Le porte-parole du Parti radical de gauche Bernard
Castagnède a affirmé vendredi que les radicaux n'excluent pas de
demander à Bernard Tapie de les représenter à la présidentielle de
2007.
"Si
nous étions contraints d'aller à la présidentielle, nous rechercherions
le meilleur des candidats. Pour nous, c'est certainement lui", a
affirmé M. Castagnède sur I-Télé, tout en reconnaissant qu'une
candidature radicale "serait, d'une certaine manière, un échec du
rassemblement des forces de gauche".
Pour l'instant, l'ancien
ministre de la Ville Bernard Tapie "a déclaré publiquement qu'il
n'entendait pas jouer un rôle actif dans la politique", a rappelé
Bernard Castagnède, "donc, nous nous emploierions à le convaincre".
En
1994, la liste radicale emmenée par Bernard Tapie avait remporté plus
de 12% des suffrages aux élections européennes de 1994. En 2002, la
candidate radicale à la présidentielle Christiane Taubira avait
seulement recueilli 2,3% des voix. AP
A propos d'Alain Minc
C'est un touche-à-tout brillantissime. L'un de ses célèbres employeurs qui avait pris pour argent comptant ses conseils a perdu des milliards, un peu comme le général Custer pris au piège du défilé de Little Big Horn. D'ailleurs M. Minc a quelque ressemblance avec Dustin Hoffman. Mais pour les idées, il constitue une sorte d'hybride d'Antoine Pinay, de Jacques Julliard et de Mère Teresa. Je sais, c'est difficile à se représenter. Mais le génie est ainsi fait qu'il ne se laisse pas facilement voir par ses contemporains. Faites l'effort, cela en vaut la peine.
Pour vous aider, je prendrai une comparaison dont le manque de modestie ferait hurler. Je suis confus mais je ne saurais pas mieux dire: Alain Minc, c'est l'anti-Tapie. Il est aussi chic que je suis vulgaire, aussi bien éduqué que je suis mal élevé. J'ai fais sans passion des études sans panache. M. Minc a tellement été premier de toutes les grandes écoles françaises qu'il a du s'exiler à l'étranger pour en faire encore une ou deux autres. Je passais sottement mes soirées chez moi, au milieu de ma famille, quand il brillait de mille feux des ces clubs "happy few" où la gauche et la droite convergent en de graves méditations sur la condition ouvrière. Je suis en prison; il est au pinacle. Je suis une "grande gueule"; il est presque inaudible. Je suis violent; il a des manières exquises. Si vous voulez définir le bon et le mauvais goût, prenez lui et moi: nous ne sommes pas du même monde... Il m'est même arrivé de penser qu'Anne Sinclair ne m'invitait à 7 sur 7, après lui, que pour souligner ce contraste et édifier ainsi le téléspectateur. M. Minc pousse d'ailleurs la coquetterie jusqu'au détail: je suis bêtement ancien ministre; il a le talent d'être toujours annoncé comme futur ministre.
Bernard Tapie, Librement, éditions Plon, 1999
10 février 2006
Contrepoint dans le monde 2 par Jacques Buob...
Un article bien pénible dans le supplément de fin de semaine du Monde (numéro 103, Samedi 4 février 2006), consacré à Bernard Tapie... Tout y passe, l'actualité, la politique et le football... Dommage que les rédacteurs du Monde n'apprennent pas à se taire, les évènements pourraient leur donner tort. Apparement au sein de la rédaction du Monde la doctrine n'est plus journalistique, elle est devenue uniquement commerciale et orientée par l'air du temps.
Tapie, l'homme a abattre
Un retour de Bernard Tapie dérange. C'est notre avis, c'est aussi celui d'actuz-blog...
03 février 2006
Dans L'Express: Tapie, Vrai-Faux présidentiable
Dans L'Express du
1er février, consacré à Bernard Tapie, on peut voir agité par
Christophe Barbier et Elise Karlin, le spectre d'une candidature Tapie,
nous disons pourquoi pas. Le propos des deux journalistes est sans
équivique, au petit jeu du "ira/ira pas" Tapie répond NON - il ne veut
pas en entendre parler. Nous espérons sincèrement que les deux
reporters se trompent. L'espoir, comme on dit, fait vivre.
Dans L'express on peut lire:
Qu'importe: le dernier édito du PRG, sur son site officiel, se veut
sans ambiguïté: «Faute pour le Parti socialiste d'assumer son devoir de
rassemblement et de savoir construire, avec ses partenaires, un nouveau
modèle économique et social où l'espoir de l'humanité se lira ailleurs
que dans les souvenirs douteux de l'au-delà du mur de Berlin, ses
partenaires, et en tout cas le PRG, auront, eux, le devoir d'inventer
la gauche du XXIe siècle. Et de la faire connaître à travers leur
candidat.»
Effectivement,
nous en sommes certains, Bernard Tapie est un homme politique qui peut
contribuer à inventer la gauche du XXIe siècle.
Une gauche décomplexée, laïque, républicaine et qui ait une vision fédérale de l'Europe en de nombreux domaines. Une gauche qui combattrait l'inégalité de droit en défendant l'individu et ses droits. Enfin et surtout pour répondre aux problèmes actuels il nous faut une gauche non technocratique et clairement non-idéologique
dans laquelle les jeunes gens mis au ban et les travailleurs exclus de
toute réflexion économique ou politique puissent se retrouver.
Prenons-nous
à rêver un instant à une affiche présidentielle au second tour, Tapie
contre Sarkozy, le dynamisme d'un autodidacte contre les grands gestes
inutiles du donneur de leçon. Rien à dire, si Tapie peut apporter
quelque chose à la gauche en 2007, c'est un renouveau, un retour vers
le respect de l'électorat et du rôle politique et enfin c'est une force
d'attraction pour les ouvriers et employés perdus ici où là ainsi que
pour les jeunes gens qui se sont au cours des dernières semaines de
2005 inscrits en nombre sur les listes électorales.
Cette
hypothétique candidature Tapie, ce doux rêve, est un moyen de lutter
efficacement contre l'institutionnalisation de la gauche, contre
l'enfermement de nos idées républicaines, laïques et d'ouverture
économique dans une sphère sans cesse plus petite.
Le PS a
saccagé le PC, détruit les Verts et fait du PRG (l'un des plus glorieux
mouvement de l'histoire politique française) un vassal. Pourtant, cette
gauche existe potentiellement, elle existe, car son électorat existe.
Un peu de pragmatisme, au lieu de s'unir avec le tout venant télévisuel
(Hollande, DSK, Lang etc...) mieux vaut porter un véritable projet
autour d'un homme fédérateur, subversif et conscient des enjeux a venir
sur les problèmes les plus actuels (état des banlieues, racisme
ambiant, mort clinique de notre économie, avenir de nos structures
sociales et enjeux internationaux). Il ne s'agit pas de combattre la
gauche, l'ennemi est bien connu, il s'agît de faire exister les
opinions radicales loin de cette soupe sociale-démocrate qui en outre
n'offre que le salut par le penser bien, le penser politiquement correct.
Tapie2007
02 février 2006
Le rôle du politique
Quand je revois mon père lisant
L'Humanité, chez nous au Bourget, j'ai l'impression qu'il avait
conscience de l'injustice , qu'il la regardait froidement comme une
question politique, mais qu'il n'entendait pas pour autant se révolter
contre l'ordre de la société. Ma rébellion à moi était individuelle. Il
me semblait que je pouvais échapper au rôle que d'autres avaient écrit
pour moi, que je n'étais pas obligé de le jouer. Bien sûr, dans nos
bandes d'adolescents, dans les équipes de sports collectifs, que je
préférais à l'effort solitaire, dans l'organisation militaire lors de
mon service, j'avais eu l'occasion de vérifier la force d'un groupe de
gens unis et déterminés par rapport aux individus éparpillés. Bien sûr
aussi, j'avais de la considération pour les responsables politiques, à
cette époque où les citoyens respectaient plus leurs élus
qu'aujourd'hui. Évidemment, j'avais côtoyé de nombreux politiques de
tous bords à l'occasion de rachats d'entreprises ou de projets de
rachat et j'en avais croisé plus d'un à l'occasion des différentes
émissions de télévision auxquelles j'avais participé. J'ai ainsi pu
constater qu'un grand nombre d'entre eux étaient sincèrement dévoués au
bien public, j'en ai vu plus d'une et plus d'un sacrifier leur vie
personnelle, leur vie de famille, pour ne se consacrer nuit et jour
qu'aux charges de leur commune, de leur département ou de leur région.
Bernard Tapie, Librement, éditions Plon, 1999
On serait tenté de demander à Bernard Tapie de s'investir - lui - pour sa nation, pour notre nation, nous avons l'impression qu'il est l'un des seuls à en être capable.
Tapie2007
