30 mars 2006
Bernard Tapie veut revenir en politique
Retrouvé sur le site de tf1/lci, un vieil article datant du mois d'octobre:
Bernard Tapie veut revenir en politique
Dans un entretien au Figaro, l'ancien ministre de la Ville explique
qu'il entend "participer au débat politique". En revanche, "les
affaires c'est définitivement terminé".
Bernard Tapie se rappelle au bon souvenir de ses
amis et de ses ennemis. Trois jours après l'arrêt de la cour d'appel de
Paris, il s'exprime dans le Figaro et retrouve sa franchise habituelle.
A ceux qui se croyaient débarrassés de lui, il rappelle les " trois
activités essentielles de sa vie : les affaires, la politique et le
sport. Et de prévenir : "j'entends participer au débat politique. Je
veux être utile comme je l'ai toujours été. Si je réintègre un parti
politique, ce sera le Parti radical, mais pas pour le diriger", a
explique-t-il, après avoir été la figure de proue de ce mouvement dans
les années 1990.
Interrogé
sur ses contacts politiques, il explique que depuis vendredi, date de
l'arrêt de la cour d'appel, "presque toute la gauche" l'a appelé pour
le féliciter, "sauf Emmanuelli, Buffet et Besancenot". "A droite,
personne ne m'a téléphoné, sauf Jean-Louis Borloo, et je suis certain
que lui était sincère", a-t-il ajouté.
Jean-Michel Baylet,
président du PRG, s'est réjoui de voir Bernard Tapie "rétabli dans sa
dignité", soulignant que l'ex-ministre est le "bienvenu" chez les
Radicaux de gauche. Interrogé après les déclarations de Bernard Tapie
au Figaro annonçant son retour "dans le débat politique", M. Baylet a
marqué sa satisfaction "de voir son innocence reconnue". "Cela en dit
long sur le fonctionnement de la justice. Il aura fallu des années de
combat et son énergie incroyable pour que la vérité éclate au grand
jour".
La justice a condamné vendredi le CDR, l'organisme public chargé d'assumer la gestion passée du Crédit Lyonnais, à verser 135 millions d'euros à Bernard Tapie dans le cadre du litige sur la cession d'Adidas en 1993-1994. "Les affaires, c'est définitivement terminé, en revanche, je vais revenir dans le sport, c'est certain, mais c'est beaucoup trop tôt", a encore déclaré Bernard Tapie.
25 mars 2006
Interview de Jean-Michel Baylet
Dans l'édition du 20 minutes du 24 mars, Jean-Michel Baylet, président du PRG et sénateur du Tarn-et-Garonne répond aux questions qui lui sont posées à propos de l'élection présidentielle de 2007.
Nous retiendrons principalement deux choses, une candidature unique à gauce semble compliquée et Bernard Tapie semble s'intéresser de près au challenge présidentiel.
Pour l'instant Tapie dit non, esperons qu'il en soit autrement d'ici peu.
Vous plaidez pour un candidat
unique de la gauche (PS-PC-Verts-MRC-PRG) à la présidentielle 2007. Où
en êtes-vous dans cette tentative ? Nulle part. Le PS
est incapable de se choisir un leader et est agité de querelles
indescriptibles. Que ce parti n'arrive pas à se rassembler lui-même,
c'est ahurissant. Le reste de la gauche n'a pas non plus tiré
d'enseignements du 21 avril 2002. Toutes les autres formations
annoncent qu'elles auront un candidat. Je constate que les intérêts
partisans sont plus forts que celui de la France. Pourquoi vous époumoner alors que le calendrier de désignation du PS est figé et que les partis se sont prononcés ? Je
continue car je fais passer l'intérêt de la France avant le mien. Et la
seule solution, ce sont des primaires. Je suis favorable au vote de
tous les sympathisants de gauche, et pas seulement des militants, mais
je suis prêt à me rallier à toute forme de primaires qui débouche sur
un candidat unique de la gauche. La situation de la gauche est comparable à l'avant-2002? Elle
est même pire, puisqu'en 2002 il y avait au moins un leader naturel qui
se dégageait : Lionel Jospin. C'est un paradoxe. L'opinion publique est
derrière la gauche, mais la droite est plus en ordre de bataille que
nous. Avec la crise du CPE, il n'existe plus que Sarkozy pour la mener.
En cas d'accord, quel candidat PS préférez-vous ? Je
ne veux surtout pas que le PRG se mêle de ça ! Je constate simplement
que Ségolène Royal et Lionel Jospin sont nettement au-dessus des autres
quant aux chances de l'emporter. S'il n'y a pas d'accord sur un candidat unique de la gauche, il y aura un candidat PRG ? Oui,
comme en 2002 où j'avais réclamé l'union – sans succès – en prévenant
du danger. Personne ne nous avait entendus, et nous avions présenté
Christiane Taubira. Avec le risque d'éclatement des voix qui avait été fatal à Jospin... En
2002, le PRG avait été le parti le plus loyal en ne critiquant jamais
l'action du Premier ministre, contrairement aux Verts ou aux
chevénementistes. C'est aussi le parti de l'ex-gauche plurielle qui
avait fait le plus petit score. Il est fou de nous imputer plus qu'aux
autres la défaite. Votre éventuel candidat sera Bernard Tapie ? C'est
le meilleur candidat possible pour le PRG. Quand je suis sur le
terrain, je constate combien ses coefficients de sympathie et de
popularité sont élevés. Beaucoup d'électeurs me parlent de lui
spontanément. Sera-t-il d'accord ? Cette
hypothèse est crédible. Il y réfléchit. Lorsqu'on se rencontre, je sens
bien que ce challenge l'intéresse, même si sa décision n'est pas prise,
et qu'il penche même, pour l'instant, vers le non. Cela donne l'impression d'un premier choix, Tapie, et qu'à défaut ce serait Taubira. Non
! Ce serait très désagréable pour elle. Nous avons la chance d'avoir
deux candidats potentiels de haut niveau, avec de grandes qualités.
Propos recueilli par Stéphane Colineau pour 20 minutes.